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fonlavève est le second album de diane,
enregistré pendant l'été 2004. nous vous proposons de le découvrir sur la radio (située sur le volet droit de cette page) et de vous plonger pendant votre écoute dans l'origine, les paroles et les anecdotes rocambolesques liées à chacun des 12 morceaux qui le composent. pour ceux qui en voudraient plus nous vous proposons également des versions démos, alternatives ou live à télécharger en toute légalité. et ce n'est pas tout ! comme c'est la fête, nous vous offrons également l'intégralité des titres de origami for beginners et crazy sound ep nos premières autoproductions auxquelles s'ajoute origami for experts une collection de morceaux inédits et versions alternatives datant de l'enregistrement d'origami for beginners. tout cela se trouve sous la radio. pour 10 euros, fonlavève sera disponible au prochain concert de diane le samedi 29 janvier 2005 , à 22H au Gambetta, paris 20 avec even en support band de luxe. vous pouvez déjà le commander en envoyant un mail à bidouric@yahoo.fr ou en nous contactant. bonne écoute, n'hésitez pas à partager !
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01 - origami for beginners un morceau en hommage à notre premier album et reprenant le thème qui y fut le plus développé (gattaca vs. marr, no control, day vs. night), celui des mélanges bizarres qu'on a en soi et avec lesquels il faut bien faire (quoi que hidalgo et matisse, c'est plus que bizarre c'est inquiétant). nous l'avons mis en début d'album car c'est toujours le titre que les organisateurs de concert et critiques amateurs ou (plutôt chichement) rémunérés écoutent le plus attentivement et qu'il fallait donc quelque chose de fidèle au groupe, pas trop rock, pas trop mou, entrant bien en tête. bref un truc simple quand on peut faire compliqué. c'est l'unique solo de françois sur l'album (guitare phaser à la fin du dernier refrain), mais là c'est plus un truc compliqué quand on peut...
en concert au sentier des halles le 28 janvier 2004 (4 Mo) une version alternative fantôme et très lo-fi (4,1 Mo)
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02 - don't mess up with my plan ce titre aura connu au moins sept vies. écrit en 2002, joué lentement et chanté par bertrand. puis abandonné, repris avec grégoire avec deux refrains enchaînés et un couplet pop, puis avec un seul refrain et un couplet nettement assagi. finalement enregistré avec une nouvelle fin plus rock sur 5 mesures et quelques touches de cordes. soit pas vraiment un plan sans surprise. les deux pistes solos de guitare pendant la boucle de fin sont la même prise passée une fois à l'endroit et une fois à l'envers. la guitare morse montant progressivement sur la fin est jouée par arnauld et est une pensée pour le yankee hotel foxtrot de wilco. quant à savoir ce que dit kant pas de panique c'est du bluff.
la naissance du morceau se situe ici, dans un mix groove de françois. il vaut mieux le savoir avant. (2,7 Mo)
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03 - kwpr fm le nom d'une station de radio américaine imaginaire (mais qui existe pourtant dans plusieurs états). cette chanson parle de la musique qu'on écoute dans sa voiture et de la façon dont elle conduit nos pensées et nous fait passer d'un état (d'esprit) à l'autre. quand on est deux en voiture elle peut aussi devenir une belle illusion de bonheur et un mur derrière lequel se réfugier (d'accord, la chanson n'en parle pas, mais elle y pense). anne et julien chantent les choeurs pendant le break radio juste avant le solo de guitare. amusant : la première fois que ce morceau a été joué, ce n'était pas par diane mais par even. quand nous avons commencé à bien la jouer nous disions que c'était notre morceau à la eagles. nous nous sommes calmés depuis mais le solo seventies et les choeurs sont toujours là.
une démo rugueuse (5,4 Mo) en concert au sentier des halles le 28 janvier 2004 (4,7 Mo)
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04 - puzzles and quizz pas plus d’une piste par instrument (+ un petit orgue discret vers la fin), pas d’intro particulière, de pont, de coda ou de seconde voix, une alternance toute banale de couplets et de refrains, c’est le morceau le plus honnête de l’album. d’ailleurs il a failli lui donner son titre, de même que les mots «pop with tears» extraits du refrain, et puis finalement non. cette chanson parle du mystère et de l’opacité de certaines paroles ou comment livrer ces choses moches qui ne veulent pas sortir en farcissant les morceaux de clés et de pièges sous l’alibi bienvenu de la création. forcément on prend parti pour l’apprenti sorcier qui transforme les «larmes en or» mais on le plaint aussi car à quoi tout cela peut-il bien mener (sinon à ce tu finisses te pelotant le nombril, fier comme un poux d’avoir était si malin, gros malin) ? en général ce morceau se finit par deux d’entre nous avouant «comme c’était cool» (un guitariste), «ouais elle est vraiment cool celle-là» (un chanteur). ceux qui l’entendent la première fois la classent très souvent dans les rangs des chansons «ouais bof pas un tube, non mais pas mal quand même, j’aime bien mais j’ai juste un peu plus de mal avec celle-là». ils ont tord, c’est un morceau long en bouche c’est tout. à conserver.
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05 - maybe i'm a maze tous les roulements de batterie sont authentiques, aucun n’a été relifté sur ordinateur. le titre fait référence à une ballade de mccartney beaucoup plus évidente que cette histoire de joueur déboussolé décidé à tenter ses dernières chance face à un minotaure tendance ultra sadique caché sur le jeu d’échecs/labyrinthe de son propre cerveau (malade forcément), mais en gros elle parle de la même chose. l’idée de départ était juste de parler d’un minotaure peau de vache et de placer sol mineur do mineur en début de couplet car bertrand trouvait que ça faisait chouette sur une vieille chanson d’elton john. les guitares rythmiques de début de refrains sont un discret hommage de françois à abba. le tout va assez vite et se démarque sensiblement du reste du disque dont nous pensions pourtant qu’il serait beaucoup plus rock que le premier. et en fait pas.
démo courte et un peu trash (1,9 Mo) en concert au sentier des halles le 28 janvier 2004 (4,5 Mo)
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06 - today or not today nous n’avions aucune idée de comment enregistrer ce morceau en allant à fonlavève. nous l’avions très peu joué ensemble et jamais de façon à nous satisfaire (il a même failli par finir en parodie de franz ferdinand, si nous avions su jouer aussi bien et vite qu’eux). donc nous avons improvisé et comme à chaque fois où nous improvisons nous l’avons déguisé aux couleurs du brésil. le break de guitare bossa est une impro vite et bien torchée par bilou, arnauld joue quelques scratches d’une percussion brésilienne au nom perdu, julien quelques notes de cavaquihno une petite guitare brésilienne, alix dit quelques mots de.. bravo, brésilien au téléphone à la fin du morceau. les chœurs aériens sont plutôt bulgares et sont une idée de bilou et françois réalisée par couches de notes continues passées à la machine à effet (reverbe sans attack et flanger). quant au râle rauque du refrain c’est du râle rauque 100% français.
démo (5,7 Mo) la version longue trop longue pour l'album (6,4 Mo) |
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07 - chainsaw and the log le premier morceau enregistré à fonlavève et le premier du disque avec des boucles et une rythmique programmée pour donner une touche mécanique à l’ensemble et faire comme quelques uns de ces groupes dits «post rock» (c’est pas forcément évident alors on a ajouté un bon vieux larsen suivi de notes de guitares bizarres en fin de morceau pour préciser l’intention). à nouveau l’histoire d’un match inégal entre deux contraires, aux dernières nouvelles la bûche s’est faite ouvrir. une particularité de ce morceau est le couplet sur 5 phrases au lieu des 4 habituelles, ça doit faire bizarre.
démo (2,4 Mo)
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08 - started le deuxième (et dernier) rocker de la bande. une chanson sur le vrai départ où l’idée qu’on s’en fait. pour l’enregistrement nous avons doublé la longueur du solo et y avons ajouté quelques crâneries de bilou lors d’un match julien-bilou de légende (d’accord il faut pas abuser des solos qui tâchent mais en fin de disque on a le droit de se faire plaisir). les voix ont été ré-enregistrées un samedi après-midi dans l’appartement de bertrand qui n’ose plus maintenant venir demander du sel à sa voisine. c’est le dernier morceau terminé, celui qui qui a été le plus retouché et retravaillé. jusqu’à la dernière seconde les guitares s’y sont fait la guerre.
un mix différent avec plus de guitares et de doubles voix (4,1 Mo) |
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09 - my favourite star les chœurs de la fin sont sensés s’inspirer du "road to nowhere" de talking heads dont parle la chanson. en prêtant l’oreille on peut percevoir une imitation des regrettés charles et eddy par grégoire (l'interprétation et les regrets). la programmation rythmique d’arnauld nous a tous beaucoup surpris à la première écoute mais s’est immédiatement imposée. ce morceau nous a posé une colle : comment faire cohabiter des couplets rapides avec un refrain lent en utilisant des boucles et donc sans pouvoir user d'un ralentissement progressif ? l’idée de julien était de rajouter un effet type «radio cassette qu’on enclenche» entre les deux parties, le résultat ressemble peut-être plus à un réacteur de 747 qui s’arrête. la fin du morceau est une montée chromatique à la pédale disto répétant (en les translatant) les trois premiers accords du début. ça ne marche que si on les joue très fort.
démo (2,8 Mo)
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10 - the troubles with harry's enfin une chanson sur le pain de mie en tranches ! les paroles des couplets sont tirées du passage le plus sombre de « feu pale », poème décasyllabique prêté par nabokov à un de ses personnages. c’est le seul morceau de l’album à avoir été composé au piano (qu’on entend un peu dans l’intro et les derniers refrains). mais de quoi ça parle? disons que les harry’s (fils de febru et jane) sont les mauvais jours de l’année, ils ont tendance à déborder sur les autres et menacent le clan ambers (les mois plus heureux de la fin de l’année) d’une attaque de tranches. mais ça ne semble pas très sérieux car rien que marchary ça sonne mexicain. bref le petit stress de début d’année sur comment la suite va se passer. encore une chanson qui a demandé beaucoup de fil à retordre au mixage. pour tout savoir, le solo de julien à la fin du morceau fait débat parmi nous car il est beaucoup plus rangé qu’en répétition ou en concert. le brio en moins peut-être mais le groove en plus certainement.
démo (4,3 Mo) répétition instrumentale à 3, la veille de l'enregistrement (4,9 Mo)
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11 - why le dernier morceau écrit avant l’enregistrement. il n’avait pas de titre alors et nous avons donc pris l’habitude de l’appeler par le premier mot de ses paroles. fanny joue l’accordéon, les voix dans les couplets sont plein de couches de grégoire et bertrand (car on n’arrivait pas à les faire bien sonner à une ou deux voix). la fin du morceau doit évoquer une ambiance de pub irlandais au moment de la fermeture et non pas vincent delerm s’ébrouant dans l’herbe humide comme certaines mauvaises langues le disent. la chanson parle d’un gars en admiration devant le groupe even, ce que nous sommes tous.
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12 - i see you at night l’indispensable morceau intimiste de fin de disque. la première version avait été enregistrée durant un orage, la nuit, à fonlavève, entre les coups de tonnerre et les coupures de courant. l’histoire peut être belle, le résultat l’était moins, elle a donc été réenregistrée à paris sous la pluie. les bouts de peter sellers sont extraits de son disque de reprises des beatles gardé sous le coude depuis 4 ans et qui a réussi de justesse à s’infiltrer sur le disque. les riffs de guitare sont inspirés de la chanson "leslie west" du groupe wheat, on dira que c'est un hommage...
démo (3 Mo) premier mix (rejeté) à fonlavève (4,5 Mo) revivez la séance nocturne de prises de voix du premier mix (2,9 Mo)
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